L’archet vient mettre en vibration les cordes en amplifiant l’intention et les mouvements du bras du musicien. Il est bien plus qu’un accessoire car ses propriétés sonores apportent beaucoup au timbre de l’instrument joué mais aussi à la qualité de jeu du musicien :
Ses qualités recherchées sont la précision et la vitesse de sa réponse, sa capacité à rebondir, à amplifier et à enrichir le timbre de l’instrument.
Le maintien de l’archet par la main droite est d’ailleurs un des points de technique très subtil dans le jeu du musicien. C’est la bonne position de la main liée à la détente dans le poignet qui va permettre à l’archet de révéler tout le panel sonore d’un instrument et de fluidifier la ligne rythmique d’une musique, d’exprimer des changements d’intensité et d’émotions proposés par le compositeur sur la partition.
Pour qu’il soit confortable, il y a aussi une notion de poids et d’équilibre entre le début de l’archet où est située la hausse et la fin de l’archet que l’on appelle la pointe. Le bon dosage du cambre va définir la nervosité de l’archet, il peut être différent suivant les baguettes car l’archetier l’adapte aux propriétés du bois utilisé.
Aujourd’hui, il y a une question éthique qui est soulevée au sujet du pernambouc – ce bois brésilien de couleur orangée – utilisé pour la construction des archets et dont les propriétés vibratoires sont encore à ce jour inégalées par d’autres matériaux. Ce bois est maintenant protégé comme d’autres bois exotiques tels que l’ébène ou le palissandre, et l’on peut l’acheter uniquement de manière contrôlée.
Ce qui est une bonne chose malgré la complexité de la situation.
Cela pose la question : Comment utiliser ces bois précieux de manière raisonnée tout en respectant la nature qui nous entoure?

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